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- La Poutre de gloire La Poutre de gloire polychrome est un élément unique datant du XVIème ou XVIIème siècle. Elle est placée entre la deuxième et la troisième travée en partant de l'Est. Aux extrémités de la poutre sont représentés des engoulants. Dessus, les statues de la Vierge et de Saint Jean entourent le Christ mort. Le bas-relief de la face Ouest représente les scènes de la Passion en une frise continue de facture simple : (de gauche à droite) le Jardin des oliviers, la Flagellation, le Couronnement d'épines, l'Ecce Homo, la Collecte du précieux sang, le Portement de croix. Sur la face Est sont représentées les douze Sibylles et leur attribut : (de gauche à droite) la Sibylle Cimérienne tenant une corne, la Sibylle Europe un glaive, la Sibylle Libyque un cierge allumé, la Sibylle Hellespontique une croix, la Sibylle de Tibur avec sa main coupée, la Sibylle Persique tenant une lanterne, la Sibylle de Samos une crèche de Nativité, la Sibylle Erythréenne une fleur, la Sibylle de cumes un livre, la Sibylle Agrippa un fouet, la Sibylle Delphique une couronne d'épine, la Sibylle de Phrygie une croix et un drapeau. Entre ces Sibylles est représentée une Annonciation, rare en iconographie. En dessous la poutre est ornée d'angelots et de motifs végétaux entrelacés. Cette poutre de gloire annonce le Sauveur, la Venue du Christ sur terre. Son décor est d'inspiration antique, par les Sibylles et renaissant par l'ornementation de dessous. Sa fonction comme celle du jubé consiste à séparer les espaces, espace sacré et espace profane. Le Choeur et le transept étaient destinés au clergé et la nef aux fidèles parmi ces derniers on retrouve les Fabriciens. L'agencement des différents mobiliers est réalisé en fonction de l'architecture. - La chaire (1759) La chaire datée de 1759 présente sur la cuve l'inscription « I. POVLIQVEN. Y. COLONGIR. FABRIQUES. 1759 » et quatre bas-reliefs doubles : sur la cuve des personnages sont respectivement représentés l'un au-dessus de l'autre dans chaque bas-relief ; Saint Mathieu et Saint Augustin avec un ange, Saint Marc et Saint Jérôme avec un lion, Saint Luc avec un bœuf et Saint Ambroise avec une ruche, Saint Jean avec un aigle et Saint Grégoire avec la colombe inspiratrice. Ce sont les Quatre Evangélistes et les Quatre Docteurs de l'Occident. Le dôme couronnant la chaire présente des guirlandes de lauriers et des volutes dans les angles. Au sommet un ange polychrome souffle dans une trompette orientée vers la poutre de gloire. Le couronnement de la chaire donne un aspect baroque. - Les fonts baptismaux Les fonts baptismaux de forme octogonale sont sculptés dans du granit. Ils portent l'inscription « F.(ait) F.(aire) LAVRENS. ROPARTZ. E. L. ABGRALL. LORS. FABRIQUES. LAN. 1651 ». Ils sont sous un baldaquin en chêne qui se compose de huit colonnes dont quatre torses entourées de pampres de vigne et les quatre autres de rubans et de branches de laurier. Sur l'entablement, soutenant le dôme, orné de pots-à-feu, l'inscription indique les commanditaires « F. F. MILLIO ROPARTZ. E. HERVE. ABGRALL. LORS. FABRIQUE. LAN. 1650 ». Le dôme est soutenu par une série de petites arcades qui abritent les Douze Apôtres et le Baptême du Christ. Jésus dans l'attitude de la prière reçoit l'eau baptismale. L'accent est mis sur l'acte du Baptême, premier des Sacrements chrétien, à partir de la Renaissance, avec la Contre-Réforme et le Concile de Trente. Comme les retables de Sainte Anne et du Grand Prêtre, ce baldaquin est attribué à Gabriel Carquain. Il a servi de modèle à celui de Guimiliau, œuvre de François Lerrel, sculpteur de Landivisiau. Le baldaquin de Lampaul baroque n'est pas aussi chargé que celui de Guimiliau en ornementation. - La tribune de L'orgue (1650) Les orgues sont importants dans l'accompagnement de la liturgie. Les jeux du XVIIème siècle ont été remplacés à la fin du XIXème siècle, après l'effondrement en 1812 de la flèche du clocher. La tribune est soutenue par de fines colonnes à chapiteau corinthien. Sur le côté droit est inscrit « 1660 FABRIQUE. F(ait). PAR. G. BRAS. E. I. POVLIQVEN », G. Bras était un sculpteur local. De part et d'autre du buffet d'orgue sont disposées deux statues en bois représentant des musiciens : à l'heure actuelle, seule une possède son instrument une trompette. Les chapiteaux et les panneaux sont caractéristiques du style classique. 2- LA SACRISTIE La sacristie présente par son aspect extérieur un décor classique qui se retrouve à l'intérieur sur les corniches ornées de modillons et d'entrelacs. Le plancher du rez-de-chaussée correspond au niveau du plancher du transept : un imposant vantail portant la date de 1679 permet l'accès direct au transept. Les différents pans sont percés d'ouverture. A l'intérieur les fenêtres, au rez-de-chaussée comme à l'étage sont insérées dans des niches en plein cintre. La voûte lambrissée est à carène renversée comme dans la chapelle du château de Kerjean. Les clés de voûte de forme cubique sont traitées finement. Il est à noter sur le mur Est du rez-de-chaussée, la présence d'une fontaine ou d'un bénitier en forme de coquille, motif des ateliers de Kerjean. Dans sa conception et sa décoration la sacristie est classique avec quelques réminiscences renaissantes. Le trésor y était conservé dans un coffre à trois serrures qui est aujourd'hui dans l'ossuaire. Les trois clés étaient conservées par trois personnes différentes, le Recteur, le Vicaire et un Fabricien pour éviter toute tentation. En 1655, Le Parlement de Bretagne impose la réunion des Fabriciens dans une sacristie, et non plus sous le porche. Ici sont cumulées trois fonctions : salle du Conseil de Fabrique, du Trésor, et de préparation du culte. |
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Lampaul-guimiliau.com |



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Bénitier en forme de coquille d'huître plate ci-dessus |
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Voûte lambrissée à carène renversée de la sacristie ci-contre à droite Fenêtre insérée dans une niche en plein cintre ci-contre à gauche |

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L'orgue : tribune de 1650 ci-dessous |

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Fonts baptismaux de Gabriel Carquain (1650) ci-dessous |
