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La fontaine sainte Anastasie La légende de Sainte Anastasie : En 1879 est édité chez Kerangal à Quimper un cantique relatant la légende de sainte Anastasie Anastasie est née de l'union d'un des seigneurs de Coat-Meur et de Pithère ou sainte Bider, sainte patronne du tréhou, ancienne treve de la paroisse de Sizun. Jeune fille Anastasie aimait médite près d'une source à Traon Louarn à Lampaul. Son père voulait la marier à Arthur seigneur de Penhoët. Devant le refus de sa fille, son père la tue de colère. Quelques anecdotes sur l'histoire de cette fontaine : Le 7 floréal an VII (26 avril 1799), le Commissaire du canton de Landivisiau écrivait à l'Administration Centrale du département : « A Lampaul le signe extérieur du culte existe comme par le passé, les dimanches et fêtes, messes et vêpres y sont sonnés ; la procession autour du cimetière y est exercée… Si je ne puis parvenir à empêcher le son de la cloche, je ferai prendre le battant et le déposer à l'Administration. Il existe encore dans cette commune une pomme de discorde encore non moins dangeureuse. C'est une nouvelle sainte, connue depuis environ 18 mois par les fanatiques, sous le nom de sainte Anastase, située dans un vallon près un bois taillis écarté de toute maison. Je m'y suis rendu afin de prendre connoissance du local. J'y ai donc remarqué une idole en bois, ornée de quelques morceaux de gaze et dentelle, ayant pour voisin un tronc où les pèlerins disposent leurs offrandes, et une fontaine qu'on y a batty…, il s'y rassemble jusqu'à 5 et 600 personnes. » Le 13 messidor, le même Commissaire annonçait : « Que tous les pèlerins, marchands d'images, colporteurs de signes fanatiques de toute espèce, ont disparu dans moins de cinq jours ; tous les signes extérieurs du culte tels que statues, cierges, chandeliers, troncs, etc., ont été enlevés… » (Police des cantons) Le 26 nivôse an VII (15 janvier 1799), les gendarmes de Landivisiau découvrirent chez Jeanne Kermarec, à Rostrez, en Guimiliau, plusieurs effets appartenant à un prêtre et des ornements sacerdotaux, mais le prêtre qu'ils recherchaient put s'enfuir « parce que, disent-ils, nous n'étions pas en nombre pour cerner la totalité des issues. » Le 30 prairial an VII l'arrêté suivant est pris : « Tendant à empêcher les rassemblements qui ont lieu journellement dans une garenne située en la commune de Lampaul, sous prétexte d'y adorer la statue appelée sainte Anastase, les rassemblements étant contraires à la loi et les signes extérieurs du culte étant prohibés. » Georges Thomas écrit en 1941 : « chaque année, pendant le mois de mai, une foule de promeneurs se rend à la fontaine sainte Anastase, et que l'on peut voir encore des croyantes faire le tour de la fontaine, à genoux, et récitant des chapelets sous l'œil bienveillant de la sainte à la figure pouponne et carminée » Il existe une vieille gwerz publié en 1879 relatant la légende de sainte Anastas Cantic var Buez Santez Anastas Quimper Typographie AR. de Kerangal 1879 Pobl a Vreiz-Izel, me ho ped Didostart ama daglevet Ar miraculou a reer bemdez E kichen ar Feunteun-Nevez. Var douar Lambol-Bodenes Ema feunteun sacr ar zantes; Pell amzer zo eo dilezet Ha gant ar oll ancounac'heet. Mes Doue a verk d'eomp ar poent Da rei gloar hag henor d'ar zent, Hag a laka ar feunteun-ze D'ober miraclou adarre O speret-santel, me ho ped, Diskennet brema em speret, Evit va gicour da scriva Ar burzudou a reer ama. Santes Anastas, merzerez, A beder er Feunteun Nevez. Pedit-hi a greiz ho calon: Vad a rai d'eoc'h e peb feson. |
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Les fontaines lampaulaises |

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