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- Le côté Nord (1609) Le côté Nord est scandé de cinq contreforts talutés en deux échelons soulignés d'une corniche. Au sommet des contreforts, des consoles renversées font la jonction avec le mur. Entre le deuxième et le troisième contrefort en partant de l'ouest, une porte permet l'accès au bas-côté Nord. Cette porte, en plein cintre aux claveaux saillants ou rustiques, est encadrée de deux colonnes cannelées à chapiteau ionique, sur lesquelles repose l'entablement portant l'inscription « ANNO : DOMINI : 1609 :DIE : VLTIMA :MAII : », 31 mai 1609. Des modillons soulignent la corniche supérieure de l'entablement. Au-dessus de l'entablement, une niche abrite une statue de Saint Jean l'évangéliste tenant dans sa main gauche un livre et dans sa main droite une plume. A ses pieds, son attribut l'aigle tient dans son bec un écritoire. La niche est encadrée de pilastres et de consoles renversées, surmontée d'un fronton triangulaire Quatre fenêtres en arc brisé occupent ce mur : sur ce côté le système à petit pignon n'est plus utilisé, excepté pour la dernière fenêtre (correspondant à l'extrémité du transept non saillant) avant la sacristie. Peut-être pour répondre à des problèmes architecturaux, on a préféré employer le moellon à la pierre de taille. Le style de la porte et des contreforts classiques rappelle la Seconde Renaissance de Kerjean. Cet appareil irrégulier marque la jonction entre le côté Nord et le Choeur à laquelle viendra s'accoler la sacristie en 1679. - L'achèvement de la façade méridionale (1622) En 1622 est poursuivie la dernière partie de la façade méridionale, du porche au choeur. Les gâbles des deux premières fenêtres décorés de feuilles frisées sont encadrés à leur base de pinacles et de crossettes d'angle. Les crossettes d'angle des deux fenêtres se faisant face représentent respectivement de la gauche vers la droite, un dragon et un personnage joufflu buvant en tenant un tonnelet ou une outre. La crossette d'angle à droite du second gâble représente un chien partiellement dissimulé derrière le lanternon de l'unique contrefort de cette partie . Sous cette seconde fenêtre, une porte est encadrée de pilastres couronnés d'un chapiteau corinthien, sur lesquels repose un entablement portant l'inscription de la date « A : D : 1622 ». Le troisième gâble plus large que les deux précédents correspond à l'extrémité du transept. Au niveau du contrefort, une noue dans la toiture marque un décrochement visible indiquant le transept. - Le chevet (1627) Les deux extrémités orientales des bas-côtés sont éclairées par deux énormes vitraux. Les pignons sont couronnés de lanternons surmontés d'une croix. Le chevet se compose de noues multiples et de trois pans coupés. Sous la fenêtre du pan coupé Sud-Est est gravée dans la pierre la date de 1627. Au-dessus de cette même fenêtre est inscrit « BENE : FVNDATA : EST : DOMVS : DOMINI » (La maison de dieu est fondée solidement) dans un cadre en bas-relief, et au-dessus de la fenêtre Nord-est « O : QVAM : METVENDVS : EST : LOCVS : ISTE » (Que ce lieu est digne de respect). Les gâbles du chevet sont décorés d'entrelacs et supportent un lanternon surmonté d'une croix. Aux différents angles est placé un contrefort taluté en deux échelons. La partie basse du contrefort présente des pilastres que surmonte un entablement décoré d'une frise de métopes ornés de têtes et d'animaux et de triglyphes, entablement supportant une série de pilastres surmontée d'un entablement décoré du même type de frise. Le deuxième niveau compris entre le premier et le deuxième échelon reproduit une demi-colonne engagée dans un rectangle. Sur le côté frontal du contrefort, à la base de ce deuxième niveau est sculptée une console renversée. Au delà du second échelon, L'entablement est surmonté de deux lanternons superposés décroissant vers le sommet qui consiste en un pot-à-feu. Le premier lanternon est traversé d'une gargouille, comme à Gouesnou. A l'angle Sud-est, la gargouille représente une femme monstrueuse dont les mains sont repliées sur sa poitrine, et les trois autres gargouilles aux angles Est et Sud-Est un lion. Dans la partie inférieure des pans coupés Nord-Est et Sud-Est, deux oculus de forme ovale protégés par des grilles en fer forgé sont bouchés. Ce qui nous révèle la présence antérieure d'une crypte semi-enterrée, qui a très probablement servi à la protection du Trésor de l'église et de la Fabrique, avant la construction de la sacristie. Ce chevet est dit chevet de type Beaumanoir. Ce système à trois pans coupés a été construit en 1499 dans le Trégor, par Philippe Beaumanoir architecte Morlaisien, à la demande du Sieur de Plusquellec. En 1615, est édifié à Gouesnou un des derniers chevets Beaumanoir, mais il n'est pas aussi richement et abondamment décoré que celui de Lampaul, qui présente un décor à la fois gothique par les gâbles et classique par les pilastres, entablements et pot-à-feu. |
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Appareil irrégulier du mur Nord ci-dessus et ci-dessous |


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Chevet à pans coupés et à noues multiples ou chevet Beaumanoir (1627) ci-dessus |

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Oculus de l'ancienne crypte semi-enterrée du chevet bouché, protégé par une grille en fer forgé (ci-dessous) |

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Gargouille du chevet traversant un lanternon, représentant un monstre féminin (ci-dessus) |