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- Le clocher (1573) A l'ouest, un clocher en saillie à flèche et clochetons dont le type est inspiré du modèle normand, appelé clocher léonard tient également lieu de tour porche. A sa base, le clocher est transpercé de quatre arcades : trois arcades sont ouvertes sur l'extérieur et une sert de porte à l'église. L'entablement de cette dernière repose sur deux piliers ioniques et l'entablement de l'arcade ouest sur deux piliers à chapiteau corinthien. A l'angle d'un contrefort au Sud-Est on trouve la date en caractères gothiques de 1573 « A. M. V. c LXX III » et sur l'architrave Sud sous un dais renaissance est inscrit « ANNO : D(OMI)NI : 1573 : DIE 19 : APRILIS : FV(N)DATA : FVIT : HEC TVRRIS » signifiant « cette tour fut construite le 19 avril de l'année sainte de 1573 », marquant le début de la construction. Huit contreforts talutés en huit échelons progressivement rétrécis de la base à la galerie haute soutiennent la tour. Les échelons sont soulignés par des corniches moulurées. La flèche, aujourd'hui tronquée, construite sur le type du Kreisker de Saint-Pol-de-Léon est cantonnée de quatre clochetons comportant deux ouvertures sur les quatre faces. Les quatre angles de ces clochetons étaient ornés de quatre lanternons. On distingue trois niveaux d'élévation. Le premier niveau est constitué du porche, le second de la première galerie à 16,90 mètres du sol, le troisième de la galerie haute à 26,90 mètres du sol et de la flèche. La première galerie traverse les contreforts. La balustrade se compose de dix petites arcades séparées de petits pilastres cannelés sur les côtés sud et nord contre neuf à l'Est et à l'Ouest. Elle est portée sur des corniches à modillons. La galerie haute est protégée et décorée d'une balustrade composée de balustres en forme de colonnettes entre lesquelles s'encastrent des croix de Saint-André. Tableau des dimensions des galeries : Ouest Nord Est Sud 1ère galerie 7,21 m 6,80 m 7.24 m 6,93 m 2ème galerie 6.45 m 6.38 m 6.35 m 6,35 m Le modèle de la tour porche se retrouve dans la chapelle Notre-Dame de Lambader à Plouvorn qui date de la première moitié du XVème siècle. La construction du clocher de Lampaul coïncide avec la phase de construction du Château de Kerjean à Saint-Vougay 1550-1580, correspondant à une importante prospérité économique. Les chapiteaux et les socles ont été influencés des modèles de Philibert de l'Orme et d'Androuët du Cerceau, modèles de l'atelier de Kerjean. A Coat-an-Escop, Bois de l'évêque, les évêques du Léon possédaient une résidence. Il n'en subsiste qu'un moulin qui porte les armes de Roland de Neufville, évêque du Léon de 1568 à 1613. La présence de cet évêque a sans doute influée sur la taille démesurée du clocher dont la flèche est comparée à celle du Kreisker dans sa facture, plus que dans sa dimension. Le clocher de Lampaul devait atteindre entre 60 et 65 mètres de haut. Pour comparer celui du Kreisker fait 78 mètres. Le clocher aurait été foudroyé trois fois. Dans le Journal Administratif du Finistère du mardi 18 février 1812, il est relaté que le clocher a été renversé par la foudre dans la nuit du 29 au 30 janvier, endommageant sérieusement la partie ouest de l'église, notamment l'orgue dont on ne conserve que la tribune. Actuellement le clocher ne mesure que 45 m, ce qui représente 127 marches d'escalier en colimaçon pour monter jusqu'à la deuxième galerie.
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Le clocher de Lampaul 1573 |

