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Lampaul © Collection particulière

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Pour retrouver les origines de Lampaul-Guimiliau, Lambaol-Gwimilio en breton, il faut remonter au VI ème siècle. Saint Pol Aurélien qui fût le premier évêque du Léon, fonda un monastère à l'emplacement de l'actuelle église. L'ancien nom de Lampaul-Guimiliau était en 1516 Lampaul-Bodenes qui signifie précisément Monastère de Pol dans un îlot de verdure. Dans le Finistère Pittoresque, Guillaume Toscer reprend le texte de A.de Lorme « Le village, l'église et l'ossuaire de Lampaul-Guimiliau » paru dans le Bulletin de la Société Académique de Brest, tome XXX (2ème série) 1904-1905, Lampaul-Guimiliau y est surnommé « le Jardin de l'Elorn », titre honorifique et romantique.

En effet, Lampaul est traversée par les affluents de l'Elorn, le Quillivaron et la Dourcam. L'importance de ces deux cours d'eau est à souligner pour l'économie lampaulaise qui vit de l'industrie toilière, et qui devra sa prospérité également à l'industrie de la tannerie : en 1795, on dénombre 37 tanneries. La proximité des ports de Landerneau et de Morlaix contribue au développement économique du Léon et de ses paroisses. Cette richesse économique et une démographie croissante ont permis l'émergence d'une classe de paysans aisés, les Julots et de tanneurs, qui seront à l'origine des commandes religieuses qui concernent l'enclos paroissial et l'aménagement intérieur de l'église.

Recteur et vicaire dirigent spirituellement la paroisse, quant au Général il correspond à l'assemblée des fidèles. Chaque année, après la messe, se déroule l'élection par le Général de deux membres au poste de Fabricien ou Fabrique qui assurent la gestion de la paroisse et de son patrimoine. Au XVIIème siècle, le Général est limité à dix-sept membres (sont inclus le sénéchal, le procureur et le recteur) par le Parlement de Bretagne.

Des noms de Fabriciens, notables lampaulais sont gravés sur le mobilier et les constructions. La concurrence avec les paroisses voisines est un fait indéniable. De la course à l'enrichissement, il ressort la course à l'embellissement, à la magnificence.

De la Vallée de L'Elorn au pied des Monts d'Arrée, chaque bourg est ponctué d'un enclos paroissial : Landivisiau, Bodilis, Saint-Servais, La Roche-Maurice, La Martyre, Ploudiry, Locmélar, Sizun, Saint-Cadou, Commana, Plounéour-Menez, Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, Pleyber-christ, Saint-Thégonnec, Guimiliau et Lampaul-Guimiliau. Ce dernier lieu était une trève de Guimiliau jusqu'au XIX ème siècle. L'enclos paroissial se situe au centre du bourg, au croisement de trois voies, la route de Guimiliau, la route de Landivisiau et la route de Saint-Sauveur. Ce bourg possède un des rares enclos complet constitué d'un arc de triomphe, d'un ossuaire, d'un calvaire, et d'une église. Le cimetière a été déplacé à une centaine de mètres au nord de l'enclos. L'ensemble est situé sur une colline surplombant un vallon


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